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May

Pédagogie 2.0 … Abus schizophrène ou vocation du e-learning ? # 3

La réflexion que l’on peut mener sur une “pédagogie 2.0″ - sic - est donc relativement prospective à ce jour, mais déjà sujette à expérimentation. Encore doit-on en trouver le terrain propice, c’est-à-dire matière et population.

En reprenant par exemple les définitions de O’reilly , et faisant encore référence dans les réflexions sur les usages techniques de l’internet, retenons les points suivants :

  • La contribution collective, consiste à considérer que ce sont les utilisateurs qui donnent sa valeur au contenu, qui l’évaluent. Utiliser les connexions que font les gens comme outil de structure et de hiérarchisation des contenus plutôt que de reposer sur un modèle davantage “éditorial”, où catégories et associations sont prédéterminées par une équipe restreinte, généralement réduite.
  • Egalement dans le registre de la contribution collective, une seconde idée est ici de se concentrer sur la banque de données générées à l’usage, en tant que réelle valeur ajoutée, non seulement pour développer un avantage concurrentiel décisif, mais surtout pour restituer un niveau de service que l’utilisateur n’a pas l’habitude de recevoir.
  • Modulariser pour une granularité la plus fine possible, ce précepte technique du web 2.0, qui s’adresse essentiellement aux développeurs pour que quiconque puisse s’approprier une fonction ou un flux de service, afin d’en assembler un autre … est un précepte on ne peut plus approprié au e-learning, car la démarche s’y est imposée d’elle-même dès ses premiers pas (auto-formation, didacticiels multimédia).
  • La recherche d’une totale appropriation par les tiers concerne également le sujet sensible des droits d’exploitation et de propriété. Dans la définition du web 2.0, elle s’applique encore aux développements informatiques, l’idée étant de permettre la réutilisation à outrance de toute ligne de code, le bénéfice venant de l’adoption collective et non de la restriction privée. Nous chercherons en quoi la pédagogie peut bénéficier de cette dimension “anti-éditoriale”.
  • S’adresser à la dite longtail (longue traîne) de Chris Anderson” et non aux quelques leaders. Transposé, ce principe tendra vers la volonté de s’adresser à toute personne active dans n’importe quelle organisation ou activité, plutôt que de s’adresser seulement … aux grands comptes par exemple.
  • Il est question d’une version beta perpétuelle, on comprend que cela induit un état d’esprit dans lequel nous devons être en perpétuelle “release“, c’est-à-dire en déploiement permanent de nouveaux services ou adaptation des services populaires ; mais également que les utilisateurs participent officiellement à l’aboutissement du service utilisé. Le fait est que l’on voit maintenant un beta sur la plupart des grands services en ligne, et d’autres qui ne sont pas vraiment grands. C’en est devenu “de la comm”. Ou peut-être cela permet-il de justifier quelques dysfonctionnements ;-) Cela étant l’état d’esprit vaut le coup d’être approfondi dans le domaine de la e-formation.
  • Le web 2.0 naturellement généreux déborde évidemment les frontières physiques de l’ordinateur, il s’adresse à tous les périphériques mobiles, ce que nous utilisons aujourd’hui et ceux que nous utiliserons demain. Le message est un rappel technique, les applications doivent être “portables”. Il sera sans doute intéressant de chercher la corrélation pédagogique d’une sorte de compatibilité universelle.

Avant de revenir approfondir ces 7 pistes de réflexion, j’aimerais beaucoup profiter de quelques réactions à chaud :)


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